Ce vendredi, « On court »!

Elle court Ika. Elle court.
Ika est née il y a une trentaine d’années dans le sud de la France. A peine en âge de marcher, elle suit ses parents au Maroc et y passe une bonne partie de son enfance. A Agadir, elle est immédiatement plongée dans cette double culture. Expatriée, elle est majoritairement entourée d’enfants français, lui ressemblant, avec les mêmes jeux, les mêmes goûts, les mêmes référents. Mais lorsqu’elle se promène sur la Place de l’Espérance ou sur le bord de mer, Ika découvre l’autre, celui qui ouvre de nouveaux horizons, celui qui oblige à se repenser complètement.ikaCette enfance marquera Ika pour toujours. Elle y a sans doute puisé une vision politisée du monde, le besoin de dénoncer un système, de redéfinir les limites, autant de thèmes qui parcourent l’album.
Parler de ce premier disque d’Ika, c’est revenir sur un siècle de combat féministe mais surtout universaliste. Largement sous-entendu tout au long de ces 12 morceaux, le propos artistique d’Ika est sans appel. D’Olympe de Gouges au Femen, en passant par Simone Veil et Elisabeth Badinter, c’est une dénonciation de la société qui est en jeu. Ce discours trouve un écho tout particulier chez Ika: femme libérée dans Ménage de printemps, femme de tête dans Cowboy, femme de combat dans On court, qui dénonce la course à la réussite et les stéréotypes des individus.Chez Ika, le thème de la relation amoureuse est prétexte à un discours plus large. Loin de se contenter de raconter de belles (ou horribles selon les cas) histoires d’amour, Ika distille tout au long de ses chansons une vision du monde qui est celle de sa génération : entre désabusement et enchantement, entre la triste réalité quotidienne et une aspiration totale à un idéal accessible si l’on s’en donne les moyens. Un album parfois incisif, souvent léger, toujours profond.
Pour mettre ces mots en musique, Ika a longuement hésité. Elle qui au cours de sa vie est passée par des formations folk, pop, des chorales, en anglais d’abord, en français ensuite, s’est finalement orientée vers une couleur plus rock, faisant la part belle aux arrangements de guitares et aux batteries. La composition « est un moyen de m’échapper, de créer, de s’oublier » explique-t-elle. Les textes sont là pour dénoncer, la musique pour fédérer. Ses influences, de Janis Joplin à PJ Harvey en passant par les Breeders deviennent alors évidentes. Une chanson, on y vient pour la musique, on y reste pour les textes. (www.mymajorcompany-label.com)

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