Vendredi, ça rime avec fantaisie

Lauréate du Prix Constantin en 2007, meilleure interprète aux Globes de Cristal en 2008, coup de cœur académie Charles-Cros… Daphné est indéniablement l’une des chanteuses les plus talentueuses et les plus reconnues de sa génération. Elle séduit par sa sensibilité d’interprétation, son sens de la mélodie, sa poésie, et sa musique oscillant entre folk et pop française.

Daphne fantaisie
A la suite de son hommage Treize chansons de Barbara rendu en 2012, l’autodidacte revient le 3 mars 2014 avec La Fauve, son quatrième album. Voici donc quatorze nouvelles chansons signées Daphné, paroles et musique. Elles illustrent deux notions chères à l’artiste: la beauté et sa demi-sœur, la liberté. Deux notions perceptibles dans les orchestrations, légères et savantes… (www.evous.fr)
Pour ce que l’on sait d’elle, ce qu’on en a perçu dans ses disques précédents, le titre lui sied à merveille. Oui, il y a bien du fauve en Daphné, une fougue indomptable, un instinct animal la liant aux éléments, une infinie capacité à s’embraser. A l’écouter, on l’imagine un peu sorcière, à la fois d’ici et d’ailleurs, rêveuse et terrienne, récidiviste de l’amour, consumée mais aussi nourrie par le feu de ses sentiments forcément passionnés — à l’image d’une Barbara, qu’elle a d’ailleurs chantée.
La séduction, le danger, la liberté sont encore au coeur de ce disque-ci. Eros et Thanatos entremêlés. Elle les met en scène dans un beau duo avec Benjamin Biolay (Ballade criminelle); assure, sereinement, que « love is always a crime » et reconnaît, amusée, se sentir prête à plonger dès que le trouble renaît. Enjôleuse mutine (Où est la fantaisie ?, sur un air de fox-trot), ou éternelle romantique (Rocambolesque Marocco), elle conseille de toujours fuir la tiédeur (Ne pardonne pas trop vite)… Fauve, jusqu’au bout des ongles. Dommage que le chant et la musique le soient si peu et que les arrangements, classiques, polissent la fièvre de Daphné. C’est un choix: le raffinement du disque a une classe aristocratique, digne d’une romancière anglaise de la fin du XIXe siècle. On l’aurait rêvé moins joli mais plus sauvage. Comme sur Flores negras, titre le plus fort du disque, quand la chanteuse se fait prêtresse païenne et lance des incantations presque tribales. — Valérie Lehoux ( www.telerama.fr)

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